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< Retour à la liste des articles 26/10/2016
Les monnaies locales complémentaires : repenser l’économie localement
monnaies locales complémentaires

Bien plus qu’une simple tendance, repenser notre économie est une approche résolument orientée vers l’avenir. Face à la volatilité de nos capitaux, la puissance des multinationales, ou même les évasions fiscales, protéger nos économies locales, et donc nos commerces et services, est devenu un devoir. C’est dans ce but que fleurissent depuis quelques années des monnaies locales complémentaires, encourageant la consommation et les échanges entre les acteurs d’une même région. Comment fonctionnent les monnaies locales ? Comment s’en procurer ? Voici tout ce que vous devez savoir sur les monnaies complémentaires.

Les monnaies locales : pour quoi ? Comment ?

Quel est l’intérêt d’une monnaie locale ?

Les monnaies locales ont pour but de contribuer à l’autonomie des économies locales. En d’autres termes, elles permettent de rééquilibrer la balance en redonnant leurs lettres de noblesse aux acteurs locaux, écrasés par le poids des multinationales qui centralisent l’argent au nom du profit.

L’idée est donc de favoriser la consommation et le travail local en vue d’une redistribution plus équitable des richesses. Profitable à tous, la monnaie locale favorise la coopération et les échanges solidaires.

Les monnaies locales complémentaires ont également l’avantage de protéger le citoyen en cas de crise monétaire impliquant les monnaies conventionnelles, plus fragiles car créées sur la base d’emprunts et de spéculations.

Ces monnaies solidaires sont instaurées au sein de systèmes locaux prônant une reconstitution de l’économie par le bas, au niveau local, contrairement à l’économie nationale régie par le pouvoir central des hautes institutions.

Comment fonctionne une monnaie locale ?

On distingue actuellement les systèmes « barter » des systèmes d’échanges locaux (SEL).

Le premier est destiné aux entreprises. Le système « barter » vise en effet à favoriser le « troc » entre les entreprises aux services complémentaires. Ainsi, les échanges de services sont encouragés dans les deux sens et la monnaie utilisée est considérée comme une unité de mesure. Elle n’a donc pas de finalité d’accumulation et il est impossible de s’enrichir d’une telle monnaie.

Les SEL sont, quant à eux, destinés aux particuliers. De nouveau, la coopération et la transparence sont favorisées, et ce sont les échanges de services entre particuliers et entreprises qui permettent la création de monnaie.

Chaque monnaie d’échange dispose de ses propres règles et d’objectifs propres (développement purement économique, social…).

Exemples de monnaies locales en France

Depuis Juillet 2014, les monnaies locales complémentaires sont légalement reconnues suite à l’adoption, en France, de la loi Économie Sociale et Solidaire (ESS). Dès lors, de nombreux projets de monnaie locale en France se sont développés.

Dans le Lot-et-Garonne, la monnaie Abeille est ainsi devenue une monnaie locale visant à promouvoir le commerce local. Elle se base sur le principe de monnaie fondante, à savoir la dévaluation progressive de la monnaie lorsque celle-ci est immobilisée.

L’Eusko, dans le Pays Basque, a une visée écologique et solidaire. Elle réunit aujourd’hui plus de 550 entreprises et près de 3000 utilisateurs réguliers.

À Lyon, c’est la Gonette qui a séduit la population locale en proposant une économie durable, locale et respectueuse.

Il existe près d’une trentaine de monnaies locales en France et de nombreux autres projets sont à l’étude. Le site Monnaies Locales Complémentaires Citoyennes les recensent. Si vous souhaitez contribuer à un projet près de chez vous, ce site vous donnera toutes les informations complémentaires nécessaires.