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< Retour à la liste des articles 02/02/2017
Crise des subprimes : les banques européennes appelées à payer
Crise des subprimes

Vers la fin de l’année 2007, les secteurs financiers et boursiers du monde entier entamèrent l’une de leurs plus grandes chutes. À la base, la crise des subprimes, résultante directe d’une sévère crise financière. Aujourd’hui, les acteurs doivent prendre leurs responsabilités face aux déconvenues de leurs actes.

Une genèse pourtant banale

Les subprimes représentent des prêts immobiliers dont le taux d’intérêt varie en fonction de la valeur du bien acquis. En d’autres termes, plus ce dernier augmente, plus le taux diminue. En 2007, les valeurs immobilières perdirent de la valeur. Les usagers se retrouvèrent donc dans l’incapacité de payer leurs dettes. De nombreuses banques se mirent alors à offrir des titrisations aux entreprises de crédit qui opéraient.

Une crise des subprimes aux répercussions lourdes

Accusées de manque de professionnalisme après le krach de 2008, plusieurs durent verser des sommes importantes à l’État américain.

Le Crédit suisse

En 2012, Barack Obama réclamait au secteur bancaire des comptes, car les créances offertes par les investisseurs présentaient des doutes non déclarés aux clients.
La banque helvétique annonça qu’elle verserait 5,28 milliards de dollars aux USA. La vente des titres adossés à des emprunts hypothécaires représente son crime. La même banque devra débourser près de 2,48 milliards de dollars en dédommagement aux consommateurs.

La Deutsche Bank et la crise des subprimes

Créés par la chute du grand Lehman Brothers, les déboires économiques mondiaux de 2008 s’étalent jusqu’à la banque allemande. Les crédits immobiliers toxiques convertis en produits financiers octroyés entre 2006 et 2008 en toute conscience constituèrent sa faute. Pour cela, elle paiera la somme de 7,2 milliards de dollars. Tout cela augmente les risques d’un nouveau déséquilibre financier, qui pourrait se diffuser à travers le monde.

D’autres exemples existent

Ces deux établissements financiers allemand et suisse ne semblent pas meubler seuls la liste des banques en ligne de mire de la justice américaine. Dans le cadre de la crise des subprimes, quatre banques américaines acceptent de rembourser une somme cumulée de 40 milliards de dollars. Il s’agit de :

  • JP Morgan Chase
  • Citigroup
  • Morgan Stanley
  • Bank of America.

Ces dernières se retrouvent sous le coup de la loi en raison des crédits immobiliers convertis en produits financiers qu’elles proposaient.

Les volets indésirables de la crise

Cette situation fâcheuse de 2007 continue de défrayer la chronique. De nombreux États européens s’enlisent avec leurs économies asphyxiées. Les banques, à l’instar de Saxo Banque, travaillent alors à diversifier leurs carnets d’investisseurs. Pour exemple, le Qatar souhaite venir à la rescousse de la Deutsche Bank pour atténuer les effets de la crise des subprimes. Pour équilibrer les finances, les États doivent injecter de la liquidité sous forme de dettes.

On doit accroître la surveillance des systèmes monétaires, car les banques qui s’acquittent de ces sommes faramineuses peuvent replonger l’économie mondiale.