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< Retour à la liste des articles 05/07/2016
Piratage de carte bancaire : que faire ?
Nos conseils en cas de carte bancaire piratée

Le mois dernier, une nouvelle faille est apparue dans le secteur bancaire. Des hackers ont réussi à pirater des porteurs de carte bleue depuis un distributeur de billets, le tout, sans laisser aucune trace. Le principe : un contrôle total des distributeurs de billets et de leurs données (dont le code secret des utilisateurs), enregistrées à l’aide d’un logiciel installé sur une carte magnétique. Un cas de piratage de carte bancaire parmi tant d’autres, qui soulève de nouveau la question de la sécurité de nos moyens de paiements. Face à de tels actes d’escroquerie à la carte bleue, quels sont les recours pour les utilisateurs ? Nos réponses dans cet article.

Quelle protection en cas de carte bleue piratée ?

Pour protéger les données de sa carte bleue, de nombreux conseils ont fait leur preuve : étui métallique pour carte sans contact, confidentialité du code secret, prudence durant la saisie de ce même code aux distributeurs de billets, etc. Pour autant, les techniques de cyberbraquage connaissent une véritable ascension et il devient de plus en plus difficile, même pour les banques, de s’en protéger.

En France, l’ordonnance du 15 juillet 2009 assure votre protection en cas de carte bancaire piratée et vous fournit des garanties légales conséquentes.

En règle générale, vous avez 13 mois, à compter du débit frauduleux effectué sur votre compte, pour contester. Cette règle s’applique uniquement pour les débits et paiements réalisés au sein de l’espace économique européen. Dans le cas d’une transaction réalisée en dehors de cet espace, le délai pour contester la fraude à la carte bleue est de 70 jours.

En cas de transactions réalisées à votre insu, sans usage de votre code confidentiel, et avant même que vous n’ayez pu faire opposition, l’intégralité du montant objet de la fraude vous sera remboursé. Vous pouvez, dans certains cas, être exonéré de la franchise de 150 euros qui joue dans les cas de piratage de carte bleue.

Cependant, si la banque réussit à prouver que vous avez manqué de vigilance dans la protection de votre code confidentiel et, plus généralement, du dispositif de sécurité propre à votre carte bancaire, alors les transactions frauduleuses seront à votre charge.

Les cas non couverts pas la législation

Le décret de 2009 ne s’applique malheureusement pas dans certains cas.

Si vous êtes victime d’un vol d’espèces par agression au moment de retirer votre argent à un distributeur, vous ne serez pas indemnisé dans le cadre du décret.

De même, si l’escroc arrive à vous soutirer le code confidentiel de la carte bleue et qu’il effectue des paiements frauduleux à l’aide de ce code par la suite (un cas comparable à « l’arnaque aux Monique »), vous ne serez pas couvert tant que vous n’aurez pas effectué la demande de blocage de votre carte bancaire.

L’Assurance Moyen de Paiement pour compléter votre protection

Pour une trentaine d’euros par an, les banques comme HSBC vous proposent de souscrire à une Assurance Moyen de Paiement (AMP) afin de vous couvrir des risques présentés précédemment. Cette assurance propose des garanties supplémentaires sur l’ensemble des moyens de paiement. Toutefois, veillez à bien vérifier ces garanties avant de souscrire à une AMP : celles-ci sont souvent jugées redondantes, voire inutiles, car déjà incluses dans votre convention de compte.