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< Retour à la liste des articles 24/01/2017
Banque centrale européenne : les prévisions pour 2017
Banque centrale europeenne

En décembre 2016, la Banque centrale européenne, par la voix de son président, a dévoilé ses prévisions pour l’année 2017. En gros, l’économie des pays de la zone euro connaîtra une croissance positive. Que peut-on retenir d’autre de cette sortie de Mario Draghi ? Éléments de réponse.

Le maintien des taux à leurs bas niveaux

Pour juguler les soubresauts de la monnaie unique, notamment les conséquences de la crise grecque, l’institution avait adopté des mesures historiques. Au nombre de celles-ci figure l’abaissement, à un seuil jamais pratiqué, de son taux directeur. En fait, c’est le pourcentage auquel la Banque centrale européenne consent des prêts aux établissements primaires. Ce chiffre de 0 % décidé en mars 2016 permet de relancer l’économie par des jets considérables de liquidité dans l’Union par l’intermédiaire des banques commerciales.

Cette politique monétaire accommodante perdurera au cours des 12 prochains mois. On doit reconnaître le succès de cette mesure extraordinaire puisqu’elle a permis d’insuffler une nouvelle dynamique à l’activité. Elle a ramené également une certaine stabilité entre les désormais 27 pays de la zone euro.

La banque centrale européenne espère une croissance positive

En dehors du taux d’intérêt, la BCE s’est prononcée sur d’autres indicateurs macroéconomiques en Europe.

Une croissance quasi stable

Alors que 2016 s’achève sur une croissance de 1,6 %, celle de 2017 connaîtra, selon Francfort, un léger frémissement et s’établira à 1,7 %. Cette lueur d’espoir suffit pour permettre à l’institution de continuer à racheter les dettes souveraines de ses pays membres. Toutefois, le rythme de l’opération et les montants concernés diminueront progressivement.

L’inflation en zone euro

L’institution monétaire attend une avancée de l’inflation vers son objectif de 2 % pour le compte de l’année en cours. On a constaté un rebond des prix à la consommation à 1,1 %, en un mois, de décembre à novembre qui affichait 0,6 %. La BCE envisage un taux qui tournera autour de 1,3 % cette année.

La Banque centrale européenne et les nouveaux enjeux

Le coup d’éclat du Brexit et la montée des partis antieuropéens dans les capitales constituent, entre autres, les raisons majeures des choix de l’institution. De plus, l’élection de Donald Trump pousse Mario Draghi et ses pairs à maintenir le cap. On sait en effet les intentions protectionnistes du nouveau locataire de la Maison-Blanche.

Quelles conséquences pour les ménages et les entreprises ?

L’impact principal de ces décisions réside dans les taux d’intérêt concédés par les banques de détails comme Fortis Banque à leurs clients. Continuant à se financer gratuitement par la maison faîtière, les établissements n’auront aucun intérêt à durcir les conditions de crédit. Et cela concernera aussi bien les prêts pour les ménages que les crédits professionnels.

La Banque centrale européenne en définitive poursuit la politique entamée depuis deux ans pour relancer la croissance au sein de l’Union. Reste que les prochains développements de l’activité économique confirment les prévisions. Wait and see !